ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME en Lorraine

Energies et matières renouvelables

Contexte régional

Partie en cours de restructuration

 

Le développement des énergies et matières renouvelables se trouvent placées à l’intersection entre deux grandes crises intimement liées entre elles, l’une climatique et l’autre énergétique.

La crise climatique résulte du renforcement de l’effet de serre : les gaz qui en sont responsables, notamment le CO2, sont émis en quantité bien supérieures à celles susceptibles d’être assimilées durant la même période par la biosphère et les océans.

La crise énergétique est, quant à elle, la conséquence d’un épuisement progressif des ressources fossiles les plus accessibles, dont l’exploitation contribue par ailleurs au renforcement de l’effet de serre. Cette crise énergétique se traduit notamment par une hausse du prix de l’énergie qui profite en particulier aux ressources renouvelables.

Lors du Grenelle de l'environnement, la France s'est clairement engagée sur la voie du développement des énergies renouvelables (EnR) et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), notamment de dioxyde de carbone (CO2).

En effet à l'horizon 2020, il faudra produire 20 Mtep supplémentaires d'EnR pour respecter un taux de 23 % d'EnR dans la consommation finale d'énergie alors que les émissions de GES devront diminuer parallèlement de 14 % par rapport à 1990.

Bois-énergie

Solaire thermique

Géothermie

Biogaz

Le photovoltaïque

En septembre 2011, la puissance raccordée des centrales photovoltaïques représentait 55 MW répartis en 8 709 installations situant la région Lorraine à la quatorzième place des régions françaises en terme de puissance et la onzième au nombre d’installations.

En matière d’installation, la priorité est donnée aux systèmes photovoltaïques intégrés aux bâtiments résidentiels et tertiaires. En puissance, le développement des centrales au sol devrait permettre de multiplier considérablement la puissance installée.
Pour la région Lorraine, l’enjeu se situe au niveau de la valorisation des friches industrielles polluées ou déjà artificialisées. Les conflits d’usage du foncier, notamment avec les terres agricoles devront être évités. Les aspects paysagers et la biodiversité devront être pris également en considération. De même, la récupération et le recyclage des panneaux photovoltaïques seront des enjeux majeurs dans les prochaines décennies.

À l’horizon 2020, dans des conditions technico-économiques favorables, la puissance photovoltaïque raccordée pourrait se situer aux alentours de 350 MW.

L’hydroélectricité

En 2008, la puissance hydroélectrique raccordée au réseau avoisinait les 100 MW. Le développement de l’hydroélectricité ne pourra se faire qu’en respectant les écosystèmes aquatiques. Il s’agit notamment de ne pas entraver les libres circulations des poissons et des sédiments.

La prise en compte de la continuité écologique de cours d’eau est primordiale à la réhabilitation des équipements déjà existants. Les conflits d’usage entre les différents usages de l’eau (potable, industrie, agriculture, pêche, tourisme) seront également à éviter.

L’impact du changement climatique et de la modification de la pluviométrie sera également à prendre en considération.

Ainsi, la production hydroélectrique pourrait diminuer de 15 % dans les prochaines décennies.

À l’horizon 2020, dans des conditions technico-économiques favorables, la puissance hydroélectrique raccordée au réseau pourrait se situer aux alentours de 160 MW.

L’éolien

En septembre 2011, la puissance raccordée des parcs éoliens représentait 597 MW répartis sur 67 sites.
La Lorraine se situe ainsi à la quatrième place des régions françaises. La répartition régionale n’est pas homogène. Le département de la Meuse possède un parc d’éoliennes le situant parmi les premiers départements de France. A l’opposé le département des Vosges possède un seul parc.

En 2008, l’énergie éolienne représentait la deuxième source d’énergie renouvelable en Lorraine derrière le bois. Son développement est encadré par une réglementation nécessitant l’instauration d’une Zone de Développement Éolien (ZDE) pour pouvoir bénéficier du tarif de rachat de l’électricité et par le statut d’Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE).

Hormis les aspects réglementaires, les parcs éoliens se doivent de respecter l’environnement paysager, la biodiversité et également être acceptés par la population.

Le micro-éolien possède également un potentiel de développement intéressant mais les paramètres technico-économiques freinent l’essor de cette technologie.

À l’horizon 2020, dans des conditions technico-économiques favorables, la puissance éolienne installée pourrait se situer dans une fourchette de 1 300 à 2 300 MW.